Dispositif académique d'enseignement des langues

Circulaire rectorale

Dispositif académique d.enseignement des langues étrangères et régionale dans le premier degré . année scolaire 2006-2007



La loi de janvier 2002 relative à la Corse indique, en son article 7 : " la langue corse est une matière enseignée dans le cadre de l.horaire normal des écoles maternelles et élémentaires de Corse ". La convention Etat-Collectivité territoriale de Corse, signée le 30 octobre 2003, précise : « un enseignement de trois heures hebdomadaires figure à l.emploi du temps de toutes les classes du premier degré. Les modalités pratiques sont précisées dans le projet d.école ». Par ailleurs, l.enseignement bilingue connaît une forte progression. Enfin, la généralisation de l.enseignement d.une langue étrangère est prévue par les textes nationaux. Il apparaît indispensable d.harmoniser, au plan académique, la mise en .uvre de ces différentes dispositions.

Enseignement des langues :


L.enseignement de la langue corse doit impérativement être organisé à raison de 3 heures hebdomadaires à partir du cycle 1. Sa continuité est garantie durant toute la scolarité. Les modalités concrètes de cet enseignement, définies dans le cadre du projet d.école, sont transmises à l.Inspecteur d.Académie qui les arrête. Ce projet, établi pour 3 ans et pouvant faire l.objet d.avenants annuels, indique les horaires et les modalités prévus.

L.objectif visé par cet enseignement est l.acquisition par les élèves d.une langue de communication aisée. Les compétences attendues d.eux à chaque cycle sont indiquées dans les programmes de corse du premier degré. Ceux du cycle 1 sont disponibles sur le site de l.Académie et dans les inspections des circonscriptions. Ceux des cycles 2 et 3 ont été publiés au B.O. spécial n° 2 du 19 juin 2003 dans le cadre des programmes de langues régionales.

Cet enseignement peut être assuré par :
- le maître de la classe ;
- un autre maître de l.école dans le cadre d.échanges de services ;
- exceptionnellement, un intervenant extérieur habilité, en présence du maître et sous sa responsabilité pédagogique.

Les maîtres recrutés au concours spécial ou habilités, quand ils ne sont pas affectés dans l.enseignement bilingue, doivent contribuer à l.enseignement de la langue dans l.école où ils se trouvent.

Les familles feront connaître leur choix en début d.année par les modalités habituelles de correspondance. L.école prendra toutes dispositions pour proposer à ceux ou celles qui ne suivraient pas cet enseignement d.autres activités, dans le cadre de la gestion de l.hétérogénéité des besoins par l.équipe pédagogique.

A ce dispositif concernant la langue corse vient s.ajouter, à partir du cycle 3, un enseignement "de langue étrangère ou régionale ". Dans l.Académie, l.enseignement du corse et celui d.une langue étrangère doivent être offerts tous deux, de manière harmonieuse. Les emplois du temps des classes sont à concevoir en conséquence. L.enseignement des deux langues (langue corse et langue étrangère) doit être au total de 3 heures (enseignement de type « langue objet d.étude), auxquelles s.ajoutent à compter du cycle 3 des activités en langue corse à raison de 1 h 30.

Il est utile de rappeler que l.enseignement du corse commence dès le cycle 1. Dès que les compétences des élèves le permettent, des enseignements de disciplines et des activités en langue corse se substituent partiellement à l.enseignement de la langue comme objet. En cycle 3, l.horaire d.étude de la langue corse est de 1 h 30. Le temps complémentaire consacré aux activités en langue corse est réparti sur les différentes disciplines.

A compter de la rentrée 2007, les textes nationaux prévoient que l.étude d.une langue vivante étrangère débute en CE1. Il convient ici de prendre en compte la spécificité de l.Académie de Corse. L.enseignement du corse depuis l.Ecole maternelle permet en effet aux élèves un contact précoce avec une langue autre que le français et une gymnastique intellectuelle de nature à faciliter l.apprentissage ultérieur d.autres langues. Ce constat vaut plus encore pour les élèves suivant une filière bilingue, notamment pour l.apprentissage d.une langue étrangère romane.

Le début d.un enseignement de langue étrangère en CE1, quand les moyens humains le permettent ou dans le cadre de classes à plusieurs niveaux, ne saurait en aucun cas entraîner une diminution de l.horaire de corse, fixé à 3 heures hebdomadaires. Par ailleurs le renforcement et la stabilisation de l.enseignement de langue étrangère au cycle 3 reste prioritaire par rapport à son début au CE1.

L.enseignement de langue étrangère dans le premier degré a d.abord poursuivi un objectif quantitatif : organiser l.offre à tous les élèves du niveau concerné, à partir des compétences existantes. Cet objectif demeure évidemment valable, mais il convient désormais d.y ajouter une exigence de suivi et de structuration. Dans le cadre de la carte des langues, les élèves doivent se voir proposer des parcours cohérents, du primaire au lycée. La cohérence entre premier et second degrés est à organiser de manière soit à amener au collège des cohortes suffisamment importantes étudiant une langue, soit à ne pas engager dans le primaire un enseignement ne concernant qu.un trop faible effectif.

Une diversification volontaire et maîtrisée de l.offre de langues, déjà largement entamée, doit se poursuivre. L.enseignement de l.italien, langue romane fortement présente dans l.histoire corse, doit faire l.objet d.un effort particulier dans l.Académie. Celui de l.allemand et celui de l.espagnol doivent s.organiser dans le cadre de la définition de pôles bien identifiés. Une section de lycée devrait être nourrie par au moins deux collèges, une section de collège par deux écoles.

De plus en plus, il convient de veiller à l.organisation systématique du suivi du premier au second degré : la langue étudiée en cycle 3 doit devenir la LV1 au collège. Cela suppose que les familles bénéficient au préalable d.une large information sur l.intérêt pédagogique de cette poursuite d.études et, autant que possible, qu.un choix puisse leur être proposé.

Toute école disposant de deux ou plusieurs classes de même niveau en cycle 3 doit s.efforcer, quand une ou plusieurs LV1 sont proposées par le collège du secteur, de donner le choix entre elles, en indiquant aux familles que la langue choisie sera la LV1 au collège.

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Les IEN vérifieront, lors de chaque visite de classe, la réalité et la régularité de ces enseignements. Ils en tiendront compte dans l.évaluation et la notation des personnels. L.enseignement des langues étant une priorité collective de l.Ecole, il est attendu des directeurs qu.ils veillent à son organisation structurée. Seront particulièrement encouragées et reconnues les implications personnelles, les réussites dans cette mission particulière et la mutualisation des pratiques innovantes.

La progression et l.amélioration des enseignements de langue et culture corses constituent, sous la responsabilité de l.IEN de circonscription et avec l.appui de la cellule LCC, la mission prioritaire des conseillers pédagogiques LCC. Pour ces derniers, deux jours au moins de présence hebdomadaire dans les classes sont souhaitables.

Evaluation


Les évaluations du système et des élèves sont régulièrement organisées au plan académique à la fin du cycle 3. Elles concerneront une année les CM2 bilingues, l.année suivante les CM2 habituels. Elles s.imposent aux écoles concernées et doivent être mises en .uvre, comme les évaluations nationales, avec toute la rigueur nécessaire. f

Formation


Un effort particulier de soutien à l.enseignement du corse est fait, tant dans le cadre des plans départementaux de formation que dans celui des ateliers de pratique individualisée du corse. Pour lui donner sa pleine efficacité, il est bon que chaque circonscription et chaque école définisse avec précision ses besoins de formation.

Enseignement bilingue :


Cet enseignement est assuré par les maîtres recrutés au concours spécial " langues régionales ", et par les maîtres habilités.

Toute ouverture de site bilingue doit être soumise à la possibilité d.assurer, à brève échéance, un enseignement suivi sur l.ensemble des trois cycles. Ce développement doit être programmé afin de mettre en place une gestion prévisionnelle des postes et des personnels. Dans le cas d.une classe unique bilingue, les dispositions seront prises avec les écoles voisines pour que soit assuré, le cas échéant, l.accueil des élèves dont les familles ne souhaiteraient pas la participation à l.enseignement bilingue.

Dans le cadre des objectifs fixés par la convention Etat-Collectivité territoriale, le développement du bilinguisme à l.école maternelle est prioritaire. Cette volonté doir se concrétiser, dans un premier temps, par l.ouverture d.une filière bilingue dans toute école maternelle de 4 classes ou plus.

La carte des sites bilingues est arrêtée annuellement par les Inspecteurs d.Académie, en conformité avec les décisions prises au plan académique.

Une école comportant une filière bilingue n.est aucunement dispensée d.organiser l.enseignement de la langue corse dans l.autre filière. En l.absence d.autres personnels compétents, il peut être fait appel aux maîtres du bilingue dans le cadre d.échanges de services.

L.enseignement bilingue ne peut pas être un élément de contournement de la carte scolaire. Les élèves ayant bénéficié d.une désectorisation en raison d.une demande d.entrée dans une filière bilingue doivent rejoindre l.école de leur secteur d.habitation s.ils quittent l.enseignement bilingue. Les changements de filière ne seront possibles qu.avec l.accord de l.Inspecteur d.Académie. En toute hypothèse, un changement de filière est irréversible pour la durée de la scolarité élémentaire.

En cas de déséquilibre d.effectifs, des élèves de la filière monolingue ayant suivi un enseignement régulier de langue corse peuvent compléter la filière bilingue, sous réserve d.évaluation positive de leurs compétences par les maîtres du bilingue et le conseiller pédagogique L.C.C.. C.est là le seul moyen pédagogiquement acceptable de rétablir des effectifs équilibrés dans les deux filières.

Dans l.Académie, la formule où le même maître enseigne les deux langues est à privilégier. Néanmoins, la continuité de cet enseignement étant prioritaire, la formule " un maître, une langue ", où deux maîtres se partagent la responsabilité de la classe, n.est aucunement à exclure. Elle peut, selon les situations locales, s.avérer nécessaire pour assurer le suivi des enseignements.

     

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