DÉCROCHAGE SCOLAIRE : UN OUVRAGE SE PENCHE SUR LES DIFFÉRENTES ANALYSES



DÉCROCHAGE SCOLAIRE : UN OUVRAGE SE PENCHE SUR LES DIFFÉRENTES ANALYSES
Le décrochage scolaire est « un problème complexe, mobilisant une multitude de facteurs et de cadres d'analyse » : c'est ce qu'affirme Pierre-Yves Bernard, maître de conférences à l'université de Nantes, dans son ouvrage sur « Le décrochage scolaire » (Éditions PUF, collection « Que sais-je ? »). Parcourant l'ensemble des travaux consacrés à ce thème au cours des dernières années, il distingue trois types d'approche : on peut considérer le décrochage comme « acte », comme « processus », ou comme « symptôme » de l'évolution récente du système scolaire.

Pierre-Yves Bernard constate que la plus grande part des travaux existants sur le décrochage scolaire concerne les élèves en risque ou en situation de décrochage, et portent sur « le constat d'un risque plus important dans les milieux populaires », ainsi que sur « l'importance des phénomènes dépressifs accompagnant la rupture scolaire ». Il met en garde contre le danger de « naturaliser » la relation entre ces facteurs et le décrochage ; et d' « induire un déterminisme sociologique ou psychologique » menant soit au « fatalisme », soit à la recherche de catégorisations, « dont le repérage précoce peut être une forme de caricature ». L'auteur juge à cet égard que si la problématique du décrochage scolaire a été adoptée tardivement en France, alors qu'elle représente aux États-Unis « une préoccupation ancienne », c'est notamment parce qu'on lui reproche « stigmatisation, simplification, ignorance des causes ».

DIMENSION « INTÉGRATRICE » DE L'ÉCOLE

Un second type d'approche « en termes de processus ou de parcours » permet de « dépasser une approche trop institutionnelle, limitée à la situation de décrochage comme moment de rupture ». En insistant sur les interactions « entre le maître et les élèves ou entre les élèves eux-mêmes » et les « contextes » (la famille, la classe, l'établissement ou les pairs) la recherche démontre que « l'échec scolaire précoce est un puissant facteur de décrochage ultérieur », et que « la dimension plus ou moins intégratrice de l'école, au-delà de sa mission d'apprentissage des savoirs scolaires » « contribue à limiter » le risque de sortie précoce du système éducatif.

Pierre-Yves Bernard évoque un troisième niveau d'analyse, celui de « la conception et l'organisation d'ensemble du système éducatif ». Il rappelle que « la croissance des effectifs scolarisés au XXe siècle a profondément transformé les normes d'achèvement de scolarité » renforçant la valeur du titre scolaire « tout en dépréciant la sortie de l'école sans diplôme », et souligne que ces évolutions ont « puissamment participé à faire du décrochage scolaire un véritable problème public ». Pierre-Yves Bernard juge en conclusion que « reconnaître la légitimité de la question du décrochage scolaire, c'est d'une certaine manière consacrer le droit de tous à bénéficier d'une formation secondaire complète ».

Références :
Pierre-Yves Bernard : « Le Décrochage scolaire », PUF, collection « Que-sais-je ? », 2011 ; ISBN : ISBN : 978-2-13-058441-4



Source : http://www.ac-corse.fr/viescolaire/DECROCHAGE-SCOL...

     



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